Site officiel de

MADELEINE OUELLETTE-MICHALSKA

                                                                                         Photo Kéro, 1986

Madeleine Ouellette-Michalska est une auteure de langue française ayant publié plus d’une vingtaine d’ouvrages dans différents genres littéraires: romans, essais, poésie, théâtre.
Elle est membre de l’Académie des Lettres du Québec.

SOMMAIRE

1.              1.  Biographie

    2. 

          0 1.2- L’œuvre littéraire

           0 1.3- L’œuvre radiophonique

           0 1.4 -Regards critiques

           0 1.5 - Perspectives

     3. Romans et nouvelles

            0 2.1- La Maison Trestler (L’Histoire revisitée)

            0 2.2- L’été de l’Île de Grâce (Québec au temps du choléra) 

            0 2.3-  La passagère (Vivre en amour, ou la passion sans fin)

            0 2.4- La Fête du désir et de l’écriture

            0 2.5- L’apprentissage (Pour inventer l’avenir)

            0 2.6- La Parlante d'outre-mer

     4. Essais

          0 3.1- Se mettre à nu dans l’autofiction.

          0 3.2- L’échappée des discours de l’Oeil ou la révision des mythes

0 3.3- Impérialisme culturel et différence

0 3.4 - Imaginaire sans frontières

    5. Poésie

      0 4. 1- Versant de l’âge: Le cycle des migrations

      0 4. 2- Dans la dérive des mots et des continents

      0 4. 3- L’audace d’advenir: Entre le souffle et l’aine

   6. Nouvelle

                 Jeux de hasard et de désir

   7.  Entrevue radiophonique réalisée à Radio-Boomer en mai 2010


1. BIOGRAPHIE

Madeleine Ouellette-Michalska est née au Québec, à Saint-Alexandre de Kamouraska, en 1930. Sa mère était institutrice. Son père, qui avait fait des études collégiales aux États-Unis et lisait deux quotidiens par jour, hérita d’une propriété agricole qu’il ne sut jamais trop exploiter.

Neuvième d’une famille de quatorze enfants, l’adolescente commença tôt à pratiquer le journalisme et l’enseignement, métiers qu’elle quittera plus tard pour se consacrer entièrement à son œuvre. Journaliste indépendante dans le secteur socioculturel, elle a travaillé pour L'Actualité, Perspectives, Le Devoir, Châtelaine, Radio-Canada AM et FM, et elle a tenu des chroniques littéraires dans ces trois derniers médias.

Elle a par ailleurs enseigné la littérature et donné des ateliers de création littéraire dans plusieurs établissements du Québec et à l’étranger, dont l’École supérieure de musique Marguerite Bourgeoys de Montréal, l’Université de Montréal, l’Université de Sherbrooke (AGEUM), l’École normale de Constantine (Algérie) et Albuquerque University (USA).

Autodidacte, elle fait ses premières classes régulières à l'Université de Montréal (B.A., 1965; licence ès lettres, 1968). Puis elle obtient une maîtrise ès arts de l’UQAM en 1978 et un doctorat en études françaises à l'Université de Sherbrooke en 1986.

Elle est membre de l’Académie des lettres du Québec (ancienne Académie canadienne-française) depuis 1985. Son œuvre, en partie traduite en anglais, en italien, en espagnol, en turc, en chinois, en serbe et en roumain, a reçu de nombreux prix littéraires:
 

·         Choix des libraires (1981),

·         Prix du Gouverneur général (1982),

·         Prix Molson de l'Académie canadienne-française (1984),

·         Prix France-Québec (1993),

·         Grand Prix de la Montérégie (2002),

·         Prix Arthur Buies (1993),

·         Prix Reconnaissance de l’UQAM (1995).

·         La Médaille d’or de la Renaissance française (1998) a par ailleurs signalé son rayonnement culturel dans la francophonie.

·         En 2011, son essai Imaginaire sans frontières, a été en lice pour le prix d’avant-garde de Spirale.

 



 

2. BIBLIOGRAPHIE

ESSAIS
 
 IMAGINAIRE SANS FRONTIÈRES; LES LIEUX DE L’ÉCRITURE, L’ÉCRITURE DES LIEUX
 XYZ éditeur, Montréal, 2010.
 
AUTOFICTION ET DÉVOILEMENT DE SOI
XYZ éditeur, Montréal, 2007.

L'AMOUR DE LA CARTE POSTALE : IMPÉRIALISME CULTUREL ET DIFFÉRENCE
Québec/Amérique, Montréal, 1987.

LA TENTATION AUTOBIOGRAPHIQUE
Coll., L’Hexagone, Montréal, 1987.

LA TENTATION DE DIRE
Québec/Amérique, Montréal, 1985.

«Vivre son triangle» dans DOUZE ESSAIS SUR L’AVENIR DU FRANÇAIS AU QUÉBEC
Conseil de la langue française, Éditeur officiel du Québec, 1984.

 L’ÉCHAPPÉE DES DISCOURS DE L’OEIL
Nouvelle Optique, Montréal, 1981; L’Hexagone, Coll. Typo, 1990.
 
ROMANS, NOUVELLES
 
JEUX DE HASARD ET DE DÉSIR
XYZ éditeur, Montréal, 2015

LA PARLANTE D’OUTRE-MER
XYZ, éditeur, Montréal, 2012

L’APPRENTISSAGE
XYZ éditeur, Montréal, 2006

LES SEPT NUITS DE LAURA
La Pleine Lune, Montréal, 1999.
 
LA PASSAGÈRE
Québec/Amérique, Montréal, 1997.

L'ÉTÉ DE L'ILE DE GRÂCE
Québec/Amérique, Montréal, 1993 ; Québec-Loisirs, 1994
Q/A. coll. de poche, Montréal 1995; L’Hexagone, coll. Typo, 2002.

LA FÊTE DU DÉSIR
Québec/Amérique, Montréal, 1990.

LA MAISON TRESTLER OU LE 8e JOUR D'AMÉRIQUE
Québec/Amérique, Montréal, 1984; Hurtubise HMH, coll. Bibliothèque Québécoise, 1995.
 
LA FEMME DE SABLE
Naaman, Sherbrooke, l979; L’Hexagone, coll. Typo, Montréal, l987

LE PLAT DE LENTILLES
Biocreux, Montréal, l979; L’Hexagone, coll. Typo, l987

LA TERMITIÈRE
L'Actuelle, Montréal, l975; VLB, coll. Courant, 1989.
 
LE JEU DES SAISONS
L'Actuelle, Montréal, l970.
 
LE DÔME
Ed. Utopiques, Montréal, l968.
 
POÉSIE
 
Suite poétique dans MÉTAPHORES AU FÉMININ
Édition franco-hispanique, direction Luis Del Rio-Donoso.
Éditions La Porte, Paris, 2004.
 
LE CYCLE DES MIGRATIONS
Éditions du Noroît, Montréal, 2002.

« Une mémoire en forme de rupture », dans LA FRANCE DES POÈTES
Trait d’Union, coll. Vis-à-vis, Montréal, 2002.
 
L’AMÉRIQUE UN PEU / AU BORD DU ROUGE ABSOLU
Avec James Sacré, Éditions Trait d’Union, Coll. Vis-à-vis, Montréal, 2000.

“Des pas sur le fleuve” dans LE QUÉBEC DES POÈTES
 Éditions Trait d’Union, coll. Vis-à-vis, Montréal, 2000.

“Lieux secrets”, dans ÊTRES FEMMES :  POÈMES DE FEMMES DU QUÉBEC ET DE FRANCE
Le temps des cerises / Les Écrits des Forges,  Pantin (France) / Trois-Rivières, 1999.

 ENTRE LE SOUFFLE ET L'AINE
 Le Noroît, Montréal, 1981

THÉÂTRE
 
 LA DANSE DE L’AMANTE
 Avec postface de Chantal Chawaf,
 Éditions de la Pleine Lune, Montréal, 1987.
- Mise en scène intégrale à la Maison historique du Bon-Pasteur, Montréal, 8 mai 2007.

PRÉFACES

L’ESPRIT D’ATELIER
Album d’art Œuvre de sable de Nicole Tremblay
Québec, Septentrion, 2002.

LA LOI DU SENS ET LA LOI DU SANG
La couvade de Robert Baillie
Montréal, L’Hexagone, 1995.

ÉLOGE DU JEU
La ville aux gueux de Pauline Harvey, Mtl, Bibliothèque québécoise, 1994.

 

                                                                                 ŒUVRE RADIOPHONIQUE (RADIO-CANADA)
 
DRAMATIQUES
 
LA MÉMOIRE ET LE FLEUVE
Réalisation de Doris Dumais, Radio-Canada, 1999.

LA DANSE DE L’AMANTE,
Réalisation de Jean-Guy Pilon, Radio-Canada, 29-10-1986.

LES ESPRITS DE LA MAISON TRESTLER
Réalisation d’Olivier Mercier-Gouin, Radio-Canada, 16-07-1982.

LE TAMBOUR AFRICAIN
Réalisation d’Yves Lapierre, Radio-Canada, 26-04-1973.

UNE TÊTE DE PLUS
Réalisation d’Yves Lapierre, Radio-Canada, 1972.

ATELIER DES INÉDITS 

Jeux et saisons (13- 10- 1970)
Journée (11- 07 - 1972)
Rencontre (16 – 01 – 1973)
My Sweet Lord (29 – 05 – 1973)
Suite poétique (1 - 04 - 19750

ALTERNANCE 

La mémoire et le fleuve (1 –05 – 1978); La recherche d’un territoire (21 – 07 – 1979)
Renouement de parole (29 – 11 – 1980); Le rouge et le blanc (24 – 01 – 1981)
 
ÉLOGE 

Éloge du rêve (25 –06 – 1985)
Éloge de la lumière (26 – 11 – 1985)

PRÉFACES POUR LA RADIO 
 
L’impossible préface ou la reconduction du temps (été 1985).

AUTEURS DE NOTRE TEMPS
 
Documentaires d’une heure sur des écrivains étrangers :
1986 : Marguerite Yourcenar.
1983-1984 : Jean-Luc Benoziglio, Hélène Cixous, Chantal Chawaf, Régine Desforges, Herbert Gold, Alicia Duzovne-Ortis, Michèle Perrein, Virgil Tanase, Margaret Atwood, Yves Navarre.

REGARDS CRITIQUES

Hétérogène, cette œuvre participe à plusieurs genres: essai, roman, nouvelle, poésie, théâtre, journal intime. Multidimensionnelle, elle aborde une grande variété de sujets [...]. Tantôt cérébrale, polémique, mordante, tantôt sensuelle, personnelle et lyrique, elle confond toute tentative de classement en abolissant les étiquettes réductrices. C'est sûrement cette multiplicité de formes et de thèmes, ce questionnement hétérogène qui définit la spécificité des écrits de Madeleine Ouellette-Michalska, [...] ce que Roland Barthes appelle une «hétérologie du savoir» où l'écriture, laissant librement circuler le désir, déjoue «toute loi de genre», «toute arrogance de système.» [...] Les textes de Madeleine Ouellette-Michalska s'inscrivent dans un contexte social et épistémologique dont ils reflètent les contours tout en les modifiant.

Janet M. Paterson, Université de Toronto
Voix et images,
no 67, automne 1997

 L’œuvre de cette écrivaine, s’inscrit comme l’une des plus significatives et des plus riches des lettres québécoises. Les nombreux prix et récompenses qui ont couronné ses livres viendraient confirmer, s’il en était besoin, la qualité d’une pensée et d’une écriture uniques dans la production littéraire québécoise de ces trente dernières années. Roman, poésie, essai: dans chacun de ces registres elle a donné des ouvrages pénétrants, exigeants. Et elle a produit pour la radio des textes remarquables.

 

La valeur de cette œuvre, tous genres confondus, tient avant tout au sérieux d’une quête intellectuelle et esthétique qui cherche toujours à fouiller plus avant les méandres de la réflexion et du sentiment, avec une rigueur, une intelligence et une finesse rares. Il y a pour moi peu d’exemples, dans les lettres québécoises actuelles, d’un travail aussi intense et soutenu, de questionnements aussi incisifs, liés à une probité de pensée aussi totale. Pensée généreuse et rayonnante, ampleur des champs explorés, vigueur inégalée en même temps que souplesse d’expression: l’écriture de Madeleine Ouellette-Michalska réunit idéalement ces diverses composantes, pour donner des livres qui marquent et qui ne vous quittent pas.

Jean-Pierre Duquette, ex-Président de l’Académie des lettres du Québec, 2009

Dans notre littérature, Madeleine Ouellette-Michalska est la première femme à avoir pratiqué l’essai littéraire et à s’être illustrée dans ce domaine. Or, on ne peut penser la société postmoderne sans avoir lu L’échappée des discours de l’Oeil, L’amour de la carte postale: impérialisme culturel et différence, Autofiction et dévoilement de soi.

On ne peut par ailleurs négliger l’ensemble de sa production littéraire, tout particulièrement ses romans auxquels s’ajoutent la poésie, la critique littéraire, le théâtre. Cette production, marquée par le souci de renouveler la pensée et les formes littéraires, obéit à la loi du désir et de l’excès. Que certains romans, devenus des best-sellers, soient porteurs d’une conscience historique (La maison Trestler ou le 8e jour d’Amérique, L’été de l’Île de Grâce) ne signifie pas pour autant la mise au rancart d’une pensée moderne, le souci de l’intime ou l’effacement de préoccupations liées à l’art et au langage. Son écriture tout en nuances, et cependant empreinte d’une extrême rigueur, s’ouvre à l’expérience limite proposée par certains livres  (La fête du désir, Les sept nuits de Laura, La danse de l’amante, Le plat de lentilles).

Claudine Bertrand, Directrice de la revue Arcade, 2002
Directrice de la revue d’art et de littérature mouvances.ca

Les textes de Madeleine Ouellette-Michalska, qu’ils s’inscrivent en prose ou en vers, qu’ils se présentent sous forme de roman, de nouvelle,  d’essai, de critique littéraire, ou d’œuvre dramatique ou poétique incitent à plus d’une lecture. Ils interrogent les codes culturels, ils désarticulent les dogmatismes symboliques ils peignent les gestes et les images à même une écriture où l’image littéraire se nourrit de la précision du vocabulaire et de la rigueur de la syntaxe.

                            Reine Bélanger, Nuit blanche, mai 1996

Que ce soit dans l'essai, la fiction, le journal ou le poème, Madeleine Ouellette-Michalska cherche à retrouver cette "voix d'avant la loi", voix qui veut concilier le discursif et le pulsionnel." "Dans L'Amour de la carte postale, les territorialités de la différence ne sont plus uniquement sexuelles mais aussi ethnographiques et linguistiques. /.../ Le monde amérindien décrit par les littératures, la littérature québécoise vue de Paris, la situation des femmes dans l'institution littéraire sont autant d'indices de la pérennité d'un impérialisme culturel fondé sur les notions de centre et de périphérie.

                                             Lise Gauvin et Gaston Miron, Écrivains contemporains du Québec, Paris, Seghers, 1989; 
Montréal, L’Hexagone, 1998                                            

Lire Madeleine Ouellette-Michalska, c'est entrer en contact avec une des œuvres les plus originales de notre littérature. Son écriture mobile, fiévreuse mais lucide, précise et ardente, touche au plus profond de l'être, là ou le je respire. Là où la vie circule librement.

Quel que soit le genre abordé (roman, essai, poésie ou journalisme), l'œuvre propose une déstabilisation des anciennes valeurs qui fragmentaient et mutilaient la réalité, au profit d'une perception ouverte qui laisse apparaître la simultanéité et la convergence des mondes multiples qui nous habitent.

«Chacun porte en soi l'histoire d'un corps singulier, dit l'auteur, mais aussi l'histoire de tous les corps qui l'ont façonné. […] Peut-être sommes-nous les visages d'une seule et même personne: Un être sans âge qui endosse, dans sa traversée de l'espace et du temps, un ensemble de vies et de morts lui apportant la plénitude d'existence qu'une seule vie et une seule mort ne sauraient satisfaire ».

                                                         M. Lafrance, Magazine littéraire, Paris, 4 oct. 1986.

 

PERSPECTIVES

Une double préoccupation investit l'œuvre de Madeleine Ouellette- Michalska. Comment franchir les frontières du temps et de l'espace qui limitent le champ de la conscience, de l’action, du désir? Comment dépasser les limites de la langue et des idéologies qui prescrivent la répétition?

Son œuvre de fiction, dans laquelle Jacques Cellard du journal Le Monde discerna tôt une “écriture d’une fermeté et d’un éclat irréprochable”, prête à la réflexion et à la rêverie: “On écrit pour se nommer, se reconnaître, se constituer, écrit-elle dans La tentation de dire. On lit pour s’inventer des visages, des fusions, des extases.” Tant sa poésie que ses romans et ses essais, nouvelles et dramatiques, traitent de l’érotisme, de la mémoire intime et collective, de l'ouverture aux possibles de l'être avant le dépôt de traces qui tendent à les interdire ou à les détourner.

Ses personnages principaux, souvent des femmes, effectuent un travail de réappropriation du corps, de l’imaginaire, de la parole, de la sexualité (Le plat de lentilles, Entre le souffle et l'aine, La passagère, Les sept nuits de Laura). On les voit souvent tenter de renverser les “évidences naturelles érigées en dogmes” qui prescrivent les faux codes et les fausses identités. Dans ses romans intimistes, certains de ces personnages se demandent parfois: Aurais-je pu devenir autre? Le corps que j'habite est-il un corps fini, arrêté, ou seulement une de ses actualisations possibles? (La fête du désir)

La conscience humanitaire qui anime ses fresques sociales (La maison Trestler ou le 8e jour d'Amérique, L’été de l’Île de Grâce) interroge l’Histoire, le mythe de l’Amérique, le scandale de la souffrance et de la mort. À travers les problèmes contemporains abordés – guerres, épidémies, exil, mondialisation et radicalisation – demeurent les questions primordiales: Avons-nous épuisé tous les recours de l’Histoire? N’y aurait-il pas un 8e jour d’Amérique qui puisse advenir dans nos vies individuelles et collectives?

De leur côté, ses essais analysent sur quelles bases et dans quelle perspective de profits monétaires et symboliques s’est édifiée, en Occident, la perception de l’autre, proche ou lointain (L’amour de la carte postale: impérialisme culturel et différence). Et comment cette autre si proche qu’est la femme, fut objet de contrôle et de marquages idéologiques qui l’excluaient de la culture et de l’Histoire (L’échappée des discours de l’Œil). Autofiction et dévoilement de soi cerne pour sa part les causes littéraires et sociohistoriques du phénomène confessionnel récurrent dans la littérature actuelle. Né de la levée progressive des frontières entre la vie privée et la vie publique, le besoin de se raconter vise peut-être à contrer l’anonymat des systèmes technocratiques, et à inscrire des marques distinctives de soi dans l’indistinction généralisée qui caractérise la société postmoderne. Son dernier essai,  Imaginaire sans frontières, traite des défis que pose le déplacement - ou même la dissolution - des frontières géographiques, économiques, linguistiques, face aux poussées migratoires, à la cyberculture et à la mondialisation.

Monique Saicans, chargée de recherche